Le magasin est toujours en tête - combien de temps encore ?
Les produits alimentaires restent achetés de préférence en magasin
84% des Suisses se procurent des produits alimentaires et des articles de consommation courante en faisant leurs courses dans des magasins. Seuls 2 % des personnes interrogées déclarent s’approvisionner principalement auprès de fournisseurs en ligne. 14% utilisent les deux possibilités. Au cours des deux dernières années, le commerce en ligne a également connu une forte croissance dans le domaine de l’alimentation. Comme pour toutes les offres en ligne, cette croissance est probablement fortement liée à la pandémie. Dans le cas des produits alimentaires, l’émergence de livreurs express vient s’y ajouter, comme le montre l’étude.
Le prix des livraisons est un obstacle
Dans d’autres segments du commerce de détail, les détaillants en ligne couvrent déjà nettement plus de la moitié de la demande. Les livres et la musique ainsi que les articles électroniques ne sont plus achetés « principalement en magasin » que par environ un quart des consommateurs. Inversement, un tiers déclare commander principalement des livres et de la musique en ligne, contre 19% pour les articles électroniques. La majorité de la clientèle utilise les deux possibilités. De même, pour les articles de sport, les vêtements et les meubles, la proportion de clients qui achètent principalement en magasin est désormais également inférieure à 50 %.
Les clients qui achètent principalement en magasin citent deux raisons principales : 52% d’entre eux n’ont pas la possibilité de choisir et de tester les produits en ligne. Ils apprécient notamment les conseils du personnel de vente. Les frais de livraison sont également un obstacle pour 51% des personnes interrogées. La mauvaise description des produits, la lourdeur du processus de commande, les retards dus aux délais de livraison ou les problèmes de sécurité ont moins d’importance.
La durabilité est importante pour la grande majorité
Seuls 13% des personnes interrogées déclarent que la durabilité ne joue aucun rôle dans leurs achats. 87% affirment que la durabilité joue un rôle moyen ou important pour eux. Les personnes interrogées acceptent surtout les petits défauts ou les durées de conservation plus courtes si cela leur évite de jeter les produits. Les labels de durabilité sont également pris en compte dans le choix et une majorité est prête à payer plus cher pour des produits durables. Cependant, pour 37% des clients, le prix est l’aspect le plus important, tandis que 25% déclarent choisir principalement en fonction des labels. Par ailleurs, 38% indiquent qu’ils accordent autant d’importance au prix qu’aux labels. En ce qui concerne les labels, le bénéfice du doute semble important : plus d’un quart des personnes interrogées affirment connaître un label, mais ne pas savoir exactement ce qu’il représente. Pour les labels connus comme Max Havelaar, le pourcentage de personnes qui le connaissent et savent ce qu’il représente est élevé (62%), alors que ce chiffre n’est que de 38% pour le label MSC, qui garantit une pêche sauvage durable et contrôlée.
Résultats représentatifs
L’enquête a été réalisée par le cabinet international de conseil en stratégie Oliver Wyman pour le compte de la Swiss Retail Federation auprès d’un échantillon représentatif de la Suisse romande et alémanique en novembre 2021. Le nombre de personnes interrogées est de 2094.
La Swiss Retail Federation représente le commerce de détail suisse sans les grands distributeurs. Ses membres génèrent un chiffre d’affaires de 23 milliards de francs suisses. Ils emploient environ 58’000 personnes et sont présents sur 6000 sites en Suisse.