15 avril 2021

Remontées Mécaniques Suisses - Bilan négatif en mars

Toutes les régions continuent de souffrir des conséquences de la pandémie. Les visiteurs étrangers continuent de faire défaut. Ce sont surtout les grandes destinations avec une clientèle internationale qui en font les frais. Les remontées mécaniques des Préalpes et des régions proches des villes, qui sont davantage orientées vers les touristes journaliers, ont un peu plus de chance. Le manque d’offres de restauration et les restrictions de capacité des moyens de transport fermés ont pour conséquence que le nombre de clients est également en baisse en mars. En effet, une expérience de ski réussie passe aussi par des terrasses ensoleillées et des restaurants de montagne chauffés. Les camps de ski et les excursions d’associations et d’entreprises, qui se prolongent souvent jusqu’en mars, n’ont pas non plus eu lieu.

Grandes différences régionales
Sans surprise, les destinations traditionnellement très orientées vers la clientèle internationale enregistrent toujours une baisse plus importante que les stations de ski à vocation régionale et nationale. Ainsi, les valeurs du canton du Valais et de la Suisse centrale restent inférieures à celles des Grisons ou des Alpes vaudoises et fribourgeoises par exemple. Le canton du Tessin est la seule région à enregistrer une croissance réjouissante et marquée, tant en termes de nombre de visiteurs que de chiffre d’affaires. Cela s’explique notamment par les bonnes conditions météorologiques, mais aussi par le fait que la saison de référence 2018/19 a été très peu enneigée au Tessin.

Moins de chiffre d’affaires malgré plus de jours d’exploitation
En raison du lockdown administratif du 13 mars 2020, les données ont été comparées à la saison d’hiver 2018/19. Il s’avère qu’en mars, malgré des conditions météorologiques généralement favorables, le nombre de visiteurs et le chiffre d’affaires continuent de baisser. La comparaison avec le lockdown de l’hiver 2020 est remarquable, puisque le chiffre d’affaires cumulé de cet hiver est inférieur de 19% à celui de l’année dernière, avec seulement 13 jours d’exploitation en mars.

Les remontées mécaniques en tant que « service public »
Actuellement, face à la crise, la rentabilité des remontées mécaniques n’est pas au rendez-vous et les remontées mécaniques remplissent la fonction de « service public » touristique. Sans l’exploitation des remontées mécaniques, les régions de montagne seraient confrontées cette année à un fiasco économique majeur. Il est donc nécessaire que les pouvoirs publics soutiennent ce secteur d’importance systémique.